Le cycle féminin : déroulement

Le cycle féminin : Plan
->  Intro – Structure cycle – Déroulement (+ rappels élixir) – Irrégularités (dont saignements)
Intro :
La femme est fertile de la puberté à la ménopause, quelques jours par mois. L’homme est fertile de la puberté à sa mort… tous les jours en théorie.
– un ovocyte vit 24h environ, et est fécondable entre 12 à 18h (s’il est fécondé on parlera d’ovule jusqu’à son implantation. Le terme ovule est le mot le plus souvent utilisé, un peu comme le « terme générique »).
– les spermatozoïdes, dans la glaire cervicale (ou dans l’élixir de vie selon vocabulaire symptothermique) peuvent subsister jusqu’à 6jours… et sans élixir de vie, ils ne vivent qu’3/4d’h à 3h maxi (mais ce temps lui suffit amplement pour aller rencontrer l’ovule : il me semble qu’une 20aine de minutes suffisent pour remonter du col aux trompes ! à peaufiner).
1) Structure d’un cycle :
Quelle que soit sa durée, un cycle est abouti uniquement s’il passe par les étapes successives suivantes :
[ Période de règles/menstrues (1) + Phase préovulatoire (2) + Période ovulatoire (3) + Phase post-ovulatoire (4) + Période de Règles/Menstrues (1′) ]
2) Déroulement du cycle :
Sur la base d’un cycle « classique » de 28 jours, et d’un cycle équilibré dans ses phases :
Début du cycle : au premier jour des règles/menstrues, un nouveau cycle commence. La période des règles dure de 3 à 5 jours (on parle de règles physiologiques. Au delà, elles sont dites “hémorragiques”). Seuls les 5 premiers jours du cycle sont infertiles, même si les règles elles-mêmes durent 3 jours ou 8 jours ! S’il existe une exception, c’est dans le cas d’ovulations précoces : sympto (didacticiel mis au point par la fondation SymptoTherm) vous l’indiquera grâce au jour Döring (“d”), à savoir que cela ne concerne que certaines femmes dont les cycles sont très courts ou les femmes en préménopause…
Puis la phase folliculaire commence : elle est dominée par les œstrogènes (phase notée en bleu, dans votre cyclogramme tel que codifié par l’école SymptoTherm en l’occurrence), elle correspond à la période fertile de la femme : pour les débutantes, compter de J6 jusqu’à l’après ovulation (c’est à dire JS confirmé par 3 températures hautes/étoiles pleines). Pour les expertes, c’est le premier signe qui se présente qui ouvre la fenêtre c’est à dire : 1) soit le D/d, 2) soit le ressenti humide (goutte bleue) 3) soit l’élixir (bâtonnet)… et la fenêtre se ferme comme pur une débutante : 3 étoiles pleines.
Le “processus ovulatoire” se trouve obligatoirement dans la zone bleue, puisqu’il s’agit de la maturation du follicule jusqu’à sa libération l’ovulation elle-même). Ce processus dure au moins 6 jours, et est responsable – en concomitance – de la fabrication de la glaire cervicale ou “élixir de vie” (car c’est lui qui permet la survie des spermatozoïdes).
La glaire cervicale est produite dans le col (« cervix ») de l’utérus et s’écoule à travers le vagin (dont le pH est naturellement acide), qu’elle alcalinise provisoirement pour le rendre plus favorable aux spermatozoïdes. En période hautement fertile, le col est ouvert, haut et mou. La glaire permet de trier les spermatos défectueux et de nourrir les vaillants (pour ceux-là, on parlera donc d’ « élixir de vie »), elle permet aussi à ces derniers de s’installer dans les cryptes du col utérin, où ils peuvent rester jusqu’à 5-6 jours pour « guetter » l’ovulation ; de par sa structure, elle leur permet enfin de monter plus aisément vers les trompes utérines (anciennement nommées trompes de Fallope).
NB : rappels / élixir
-> Élixir blanchâtre crémeux / extensible, coloré / filant, transparent.
-> Sensations : humide / lubrifiée / trempée, avec papier toilette qui glisse sur le périnée quand on s’essuie.
-> Col souple ou mou, entrouvert ou ouvert
-> Désir d’enfant = rapports ; non désir d’enfant = préservatif, diaphragme ou jeux sans pénétration (même anale)**.
-> Cette période fertile dure au moins huit jours.
** note aux aventuriers : le liquide pré-éjaculatoire (ou « rosée d’amour » ou « goutte du bonheur ») pourrait contenir des spermatozoïdes actifs quoique les dernières études semblent dire que non… En tout cas, il existe aussi un phénomène appelé la micro-éjaculation contenant – de façon certaine cette fois – des spermatozoïdes actifs : ces deux situations sont imperceptibles et non-maitrisables, contrairement à l’éjaculation elle-même qui peut l’être selon les talents de Monsieur. Donc, le coït interrompu (ou méthode du retrait)… c’est une prise de risque et il n’est pas du tout considéré comme moyen de contraception en symptothermie ! http://www.tasante.com/article/lire/4890/Avant-l-ejaculation-le-liquide-pre-ejacu.html
(Pages 14, 15 et 21 du manuel « La symptothermie complète », H.Wettstein & C.Bourgeois)
Aux alentours du fameux « 14ème » jour, un pic d’œstrogènes se produit, puis un ovocyte est libéré : c’est donc l’ovulation. Dans le dernier tiers de la trompe a lieu le grand rendez-vous des spermatos et de l’ovocyte : c’est la fécondation.
En parallèle, le follicule (qui aura libéré l’ovocyte) se transforme en « corps jaune » : c’est ce corps jaune qui va sécréter de la progestérone pendant la phase lutéale (lutéal = jaune, en latin). On est donc désormais en phase post-ovulatoire et la progestérone va contribuer :
– à augmenter la température corporelle,
– à bloquer tout autre processus folliculaire (une deuxième ovulation est possible dans les 12h suivant l’ovulation = faux-jumeaux, sinon au-delà de ces 12h il n’y aura aucune autre ovulation possible = pas d’ovulation spontanée chez la femme !),
– à fermer le col (qui se durcira, et qui redescendra également) pour protéger l’utérus de toute intrusion (germes, spermatozoïdes),
– à préparer les seins qui s’alourdissent et se tendent… (mais n’ont pas pour autant vocation de devenir douloureux)…
– et enfin à développer l’utérus dans sa partie fonctionnelle (avec le système de vascularisation et les glandes à sécrétions nutritives) pour qu’il puisse accueillir l’éventuel œuf fécondé ovule) qui s’implantera (ce que l’on appellera la nidation ou nidification) : c’est la phase d’infertilité absolue du cycle. Par ailleurs, dans un projet de conception, cette phase post-ovulatoire doit durer environ dix jours, sinon l’ovule n’a pas le temps de s’installer !
S’il n’y a pas eu fécondation :
le cycle se terminera par des règles, c’est à dire par l’écoulement sanguin spécifique qui aura suivit une ovulation identifiée (confirmée par double contrôle)… Ces règles sont donc liées à la desquamation de l’endomètre complet (structure aboutie avec fonction sécrétoire).
Attention : tout autre saignement ne signe pas la fin d’un cycle, et vous restez potentiellement fertile ! (cf. bas de page).
 
3) Régularité / irrégularité d’un cycle :
La régularité ne tient pas tant à sa durée qu’à son amplitude de variation, à son déroulement des étapes, et à son équilibre des phases.
On ne considère pas que le cycle est irrégulier pour :
– une femme dont les cycles varient dans une amplitude de 6 jours (ex: 27 à 32 jours, 30 à 36 jours)
– idem si son cycle est toujours de 26 jours, ou toujours de 44 jours.
On ne peut pas non plus affirmer que le cycle est régulier… même si une femme « saigne » tous les 28 jours.
Cela devient donc problématique et demande probablement un accompagnement (Conseillère, ou autres) :
– si l’amplitude de variation est supérieure à 6 jours
– si la durée du cycle devient inférieure à 24/25 jours, notamment quand elle souhaite concevoir… car la phase post-ovulatoire (progestative) risque d’être trop courte pour soutenir le projet.
– si la structure du cycle annonce fréquemment des « tentatives d’ovulation » par des arrêts et reprises de glaire (stress chronique, « fatigue » de l’hypophyse…)
– …/…
A noter que les cycles oscillent à l’adolescence car ils ont besoin de temps pour trouver leur vitesse de croisière (ainsi le système gynécologique s’installe et murit naturellement), de même qu’ils oscillent et se désinstallent jusqu’à se mettre au repos à la ménopause : c’est naturel, physiologique ! Aussi, après la prise de contraceptifs hormonaux, le corps retrouve plus ou moins rapidement son rythme en propre.
Prenons 3 exemples de cycle chahuté ou en difficulté :
[ Règles + phase préovulatoire + ovulation avec saignement intermentruel (trop de tensions ou d’adhérences au niveau des organes ?) + phase post-ovulatoire (montée température confirmée et entrée en période infertile) + Règles ]
[ Règles + phase préovulatoire avec tentative d’ovulation (glaire apparaît, disparaît… puis réapparait) + ovulation + phase post-ovulatoire (montée température confirmée et entrée en période infertile) + Règles ]
[ Règles + tentative d’ovulation (glaire apparaît et disparaît) + 2è voire 3è tentative d’ovulation (glaire idem : tjrs fertile) + saignement de « trop plein » (l’utérus n’en peut plus et fatigue, mais vous restez potentiellement fertile) + ovulation (enfin !) + phase post-ovulatoire (montée température confirmée et entrée en période infertile) + Règles ] –> ce genre de cycle peut être particulièrement long.
NB : saignements
il existe des saignements intermenstruels littéralement “entre deux menstrues”, ou entre deux lunes/règles) : soit des saignements de l’ovaire (à l’ovulation : écoulements sont légers ou abondants selon les femmes, parfois plus rosés ou visqueux du fait de la glaire mélangée), soit des saignements de trop-plein de l’endomètre (qui peuvent tout à fait coïncider avec la période attendue des règles et leur ressembler en durée, quantité, sensation), ainsi que des spottings… et enfin… les « règles » (les vraies ! les normales).
Il est donc primordial de bien les identifier = ne pas se fier aux apparences, sinon risques !
Attention, si spottings après relation intime -> faire le point avec son gynécologue.
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Pour les « techniciennes », chaque phase du cycle a plusieurs appellations selon si on se réfère du système hormonal, de l’évolution du follicule sur l’ovaire ou de l’évolution de l’endomètre (utérus) : il s’agit seulement de différents niveaux de lecture car ces phénomènes sont concomitants.
• phase préovulatoire = phase œstrogénique (/dominance hormonale) = phase folliculaire (/évolution de l’ovaire qui développe les follicules) = phase proliférative (/préparation de l’endomètre : sa structure*)
• phase post-ovulatoire = phase progestative (/dominance hormonale) = phase lutéale (/le corps jaune se désagrège sur l’ovaire) = phase sécrétoire (/sécrétions nutritives spécifiques et hyper-vascularisation de l’endomètre : affinage de sa structure pour permettre sa fonction**)
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Imaginez enfin que l’utérus est le terrain de votre foyer, et que l’endomètre c’est la maison qui se construit en 2 temps :
* structure de l’endomètre réalisée en phase préovulatoire grâce aux œstrogènes -> image que l’on pose les fondations, on coule la dalle, on monte les murs, on pose le toit, on prépare aussi l’arrivée eau, gaz, électricité… c’est le gros-œuvre.
** affinage de la structure de l’endomètre, grâce à la progestérone, pour permettre la fonction de l’endomètre -> image que l’on pose portes et fenêtres, on fait les cloisons, on raccorde chauffage, prises et lumière… ainsi que la tuyauterie cuisine, salle-de-bain et wc… on pose carrelage, bois, moquette, peinture, tapisserie… les meubles… et déco, rideaux, dentelles : là, et seulement là, c’est prêt pour accueillir l’invité d’honneur !
Sidonie
15.05.16 : article initié par Sarah Louis-Jaffé et rédigé (©) par Sidonie Benedetto pour le groupe fermé FB symptothermie

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